L’UES conclut une enquête sur la mort d’un homme à Elk Lake
Numéro du dossier:
26-PCD-137
Mississauga (Ontario) (1 juin 2026) ---
La sous-directrice de l’Unité des enquêtes spéciales (UES), Stacey O’Brien, a mis fin à une enquête sur la mort d’un homme de 30 ans survenue en mars dernier, à la suite de son arrestation à Elk Lake.
Dans l’après-midi du 23 mars 2026, des agents de la Police provinciale de l’Ontario ont été dépêchés dans un dépanneur situé à Elk Lake, pour donner suite à plusieurs appels au 911 signalant la présence d’une personne au comportement étrange et agité, et dont les facultés semblaient affaiblies. À leur arrivée au magasin, les agents ont trouvé l’homme allongé face au sol dans l’une des allées, avec deux civils qui le tenaient pour l’immobiliser. L’homme a été arrêté puis escorté hors du bâtiment pour prendre l’air. En attendant l’arrivée du service médical d’urgence, l’homme a commencé à présenter des signes de détresse médicale. Un agent lui a alors administré de la naloxone, et l’homme a semblé y réagir. Lorsqu’il a de nouveau été pris d’un malaise, un autre agent a commencé à lui prodiguer les premiers secours. Le service médical d’urgence a pris en charge les soins de l’homme dès leur arrivée. L’homme a ensuite été transporté à l’hôpital, où sa mort a été constatée.
À la suite des enquêtes préliminaires de l’UES, notamment l’examen de vidéos qui ont filmé une partie de l’incident, Mme O’Brien a estimé que l’enquête devait être interrompue. Les agents ont en effet fourni une aide d’urgence à l’homme, conforme à leurs fonctions et à leur formation. L’homme se trouvait déjà dans un état de santé critique à ce moment-là. Aucun élément issu des enregistrements vidéo, des témoignages ou du rapport d’autopsie préliminaire n’a établi ou suggéré que les policiers avaient fait preuve de négligence ou qu’il existait un lien de causalité entre leur comportement et la suite des événements. Les éléments recueillis concordaient plutôt avec une urgence médicale pouvant être liée aux effets d’une consommation de substances; toutefois, la cause du décès ne sera déterminée qu’après la réalisation d’examens supplémentaires. Il n’y avait aucun motif raisonnable de croire que les mesures prises par les agents de police constituaient une infraction pénale ou pouvaient, d’une manière ou d’une autre, engager leur responsabilité criminelle dans le décès tragique de cet homme. Le dossier est donc clos.
Si vous ou quelqu’un de votre entourage avez été touchés par un incident faisant l’objet d’une enquête de l’UES et que vous souhaitez obtenir de l’aide, le Programme de services aux personnes concernées peut vous aider. Vous pouvez communiquer avec nous au 1 877 641-1897. Les services sont gratuits, confidentiels et offerts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, toute l’année.
L’UES est un organisme gouvernemental indépendant qui enquête sur la conduite d’agents (agents de police municipaux, régionaux et provinciaux, agents du Service de police Nishnawbe-Aski, agents spéciaux de la Commission des parcs du Niagara et agents de la paix du Service de protection de l’Assemblée législative) qui pourrait avoir entraîné un décès, une blessure grave, la perpétration de violences sexuelles ou la décharge d’une arme à feu sur une personne. Toutes les enquêtes sont menées par des enquêteurs de l'UES qui sont des civils. En vertu de la Loi sur l'Unité des enquêtes spéciales, le directeur de l'UES doit :
- considérer si un agent a commis une infraction criminelle en lien avec l'incident faisant l'objet de l'enquête;
- selon le dossier de preuve, faire porter une accusation criminelle contre l'agent, s'il existe des motifs de le faire, ou clôre le dossier sans faire porter d'accusations;
- rendre compte publiquement des résultats de ses enquêtes.
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Kristy Denette, siu.media@ontario.ca
SIU Communications/Service des communications, UES