Communiqué de presse
L’UES conclut son enquête sur un décès à Hamilton
Numéro du dossier: 14-OCD-070
Les autres communiqués de presse concernant le cas 14-OCD-070
- Entre 17 h 30 et 18 h ce soir-là, des agents du SPH se sont rendus à une résidence sur Woodman Drive North, à Hamilton, en réponse à un appel concernant un homme qui semblait suicidaire.
- Le SPH avait également été avisé par le Service de police régional de Halton (SPRH) qu’une femme, qui avait une relation avec l’homme, avait reçu la photographie d’une arme à feu envoyé par message texte par cet homme et craignait que celui-ci s’en serve pour se suicider.
- Les agents du SPH ont mis en place un poste de commandement près de la résidence et l’agent impliqué, un inspecteur, a pris le commandement global de l’opération.
- Des agents de l’unité d’intervention d’urgence (UIU) ont également été appelés sur les lieux. Avec l’aide d’autres agents, un périmètre intérieur a été établi autour de la maison, tandis que les piétons et la circulation automobile étaient maintenus à l’écart sur un périmètre extérieur.
- Vers 18 h 50, des agents de l’UIU, à bord d’une fourgonnette, se sont approchés de la résidence. Depuis le véhicule, l’un des agents de l’UIU s’est chargé de tenter de communiquer avec l’homme.
- L’agent a demandé à plusieurs reprises à l’homme de sortir de la maison. L’homme a refusé et a demandé que la femme prenne contact avec lui. L’agent lui a dit que c’était peu probable qu’elle le fasse.
- Cette première conversation entre l’agent et l’homme a pris fin vers 19 h.
- Peu de temps après, l’agent a une nouvelle fois appelé l’homme et lui a parlé. Une fois de plus, l’homme a demandé à parler avec la femme. Il lui avait envoyé des messages texte et lui avait laissé des messages téléphoniques, mais n’avait reçu aucune réponse. Comme il s’est avéré par la suite, la femme s’était rendue au poste de police du SPRH à Burlington où les policiers lui avaient dit de s’abstenir de communiquer avec l’homme. L’agent a expliqué à l’homme qu’il ne serait pas en mesure de parler avec elle.
- L’agent a obtenu de l’homme la confirmation qu’il était effectivement en possession d’une arme à feu.
- L’agent a de nouveau demandé à l’homme de sortir tranquillement de la maison, sans se mettre en danger ni mettre les policiers en danger.
- L’homme a refusé et a dit a l’agent qu’il le contacterait de nouveau dans cinq minutes.
- Cette deuxième conversation a pris fin vers 19 h 10.
- Les policiers ont continué à essayer de le contacter par téléphone, par message texte et par haut-parleur jusqu’à environ 21 h.
- N’obtenant aucune réaction de l’homme, l’agent impliqué a éprouvé une inquiétude grandissante et a approuvé un plan prévoyant que deux agents de l’UIU entreraient dans la maison.
- À 23 h 08, les agents de l’UIU ont découvert le corps de l’homme dans une chambre à l’étage supérieur de la maison. Il s’était tué d’une balle.
Si vous ou quelqu’un de votre entourage avez été touchés par un incident faisant l’objet d’une enquête de l’UES et que vous souhaitez obtenir de l’aide, le Programme de services aux personnes concernées peut vous aider. Vous pouvez communiquer avec nous au 1 877 641-1897. Les services sont gratuits, confidentiels et offerts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, toute l’année.
L’UES est un organisme gouvernemental indépendant qui enquête sur la conduite d’agents (agents de police municipaux, régionaux et provinciaux, agents du Service de police Nishnawbe-Aski, agents spéciaux de la Commission des parcs du Niagara et agents de la paix du Service de protection de l’Assemblée législative) qui pourrait avoir entraîné un décès, une blessure grave, la perpétration de violences sexuelles ou la décharge d’une arme à feu sur une personne. Toutes les enquêtes sont menées par des enquêteurs de l'UES qui sont des civils. En vertu de la Loi sur l'Unité des enquêtes spéciales, le directeur de l'UES doit :
- considérer si un agent a commis une infraction criminelle en lien avec l'incident faisant l'objet de l'enquête;
- selon le dossier de preuve, faire porter une accusation criminelle contre l'agent, s'il existe des motifs de le faire, ou clôre le dossier sans faire porter d'accusations;
- rendre compte publiquement des résultats de ses enquêtes.