Communiqué de presse
L’enquête de l’UES sur le décès d’un homme conclut que des accusations ne sont pas justifiées
Numéro du dossier: 16-TOD-001
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- Dans les premières heures du matin, le 1er janvier 2016, l’homme de 32 ans a fait plusieurs appels frénétiques au 9-1-1, affirmant être la victime d’une tentative d’introduction par effraction et de braquages à son domicile. Les appels ont été reçus à 1 h 58, 3 h 13 et 5 h 41 du matin. Après chaque appel, des agents se sont rendus au domicile de l’homme. À chaque fois, les agents ont inspecté le périmètre de la maison et n’ont rien trouvé d’anormal. Les agents ont également inspecté l’intérieur pour s’assurer qu’il n’y avait aucun intrus. Après le troisième appel, les deux agents envoyés sur place ont remarqué que l’homme transpirait profusément. Celui-ci a indiqué que c’était parce qu’il avait récemment été malade. À part cela, l’homme semblait normal.
- L’homme a appelé le 9-1-1 une quatrième fois vers 8 h 47. Pendant cet appel, il semblait parler à quelqu’un à côté de lui, prononçant des phrases du style « sortez de chez moi » et « je vais vous donner tout ce que vous voulez ». L’opératrice du 9-1-1 ne pouvait néanmoins entendre aucune autre voix que celle de l’homme. La communication a ensuite été coupée. L’homme a appelé deux fois de plus.
- Des agents ont été envoyés à son domicile. Une agente a frappé à plusieurs reprises à la porte d’entrée, mais n’a reçu aucune réponse. Elle a regardé par les fenêtres, mais n’a vu personne à l’intérieur. Elle a également appelé l’homme à haute voix, sans succès.
- L’agente impliquée s’est rendue au domicile de l’homme et a été informée de ses multiples appels au 9-1-1, de ses interactions avec plusieurs agents de police et de la conclusion à laquelle d’autres agents étaient parvenus auparavant, à savoir que, même si l’homme semblait paranoïaque, son comportement ne justifiait pas de l’appréhender en vertu de la Loi sur la santé mentale. Les agents ont interrogé les voisins pour essayer de trouver quelqu’un qui serait en mesure de les aider à communiquer avec l’homme.
- L’homme a fait quatre autres appels au 9-1-1 : à 9 h, 9 h 30, 9 h 38 et 9 h 57. Au cours de ces appels, il a indiqué qu’il était enfermé au sous-sol de sa maison et que des gens essayaient de le faire « sauter avec une bombe ». Lors de son dernier appel, il a affirmé qu’il y avait un homme au sous-sol avec lui et a demandé qu’un agent brise une fenêtre pour entrer chez lui.
- Après avoir parlé à des voisins, vers 10 h 30, l’agente impliquée est parvenue à prendre contact avec le père de l’homme. Celui-ci a confirmé que l’homme résidait dans une maison qui appartenait à ses parents. Selon les témoins de la police, l’agente impliquée a demandé au père si la police pouvait entrer de force dans la résidence, mais ce dernier a refusé. Le père a préféré venir lui-même pour ouvrir la porte, mais cela lui a pris environ 40 minutes pour arriver sur les lieux. Le père et les policiers sont entrés dans la maison à 11 h 09 où ils ont trouvé l’homme allongé sur le sol, barricadé au sous-sol. Il n’avait plus de pouls. Les agents ont immédiatement commencé les efforts de réanimation et appelé les services médicaux d’urgence. Les ambulanciers sont arrivés sur les lieux vers 11 h 15 et ont confirmé que l’homme ne montrait aucun signe vital.
Si vous ou quelqu’un de votre entourage avez été touchés par un incident faisant l’objet d’une enquête de l’UES et que vous souhaitez obtenir de l’aide, le Programme de services aux personnes concernées peut vous aider. Vous pouvez communiquer avec nous au 1 877 641-1897. Les services sont gratuits, confidentiels et offerts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, toute l’année.
L’UES est un organisme gouvernemental indépendant qui enquête sur la conduite d’agents (agents de police municipaux, régionaux et provinciaux, agents du Service de police Nishnawbe-Aski, agents spéciaux de la Commission des parcs du Niagara et agents de la paix du Service de protection de l’Assemblée législative) qui pourrait avoir entraîné un décès, une blessure grave, la perpétration de violences sexuelles ou la décharge d’une arme à feu sur une personne. Toutes les enquêtes sont menées par des enquêteurs de l'UES qui sont des civils. En vertu de la Loi sur l'Unité des enquêtes spéciales, le directeur de l'UES doit :
- considérer si un agent a commis une infraction criminelle en lien avec l'incident faisant l'objet de l'enquête;
- selon le dossier de preuve, faire porter une accusation criminelle contre l'agent, s'il existe des motifs de le faire, ou clôre le dossier sans faire porter d'accusations;
- rendre compte publiquement des résultats de ses enquêtes.