Communiqué de presse
Blessures d’un homme à Sault Ste. Marie résultant d’un seul coup – aucune accusation justifiée
Numéro du dossier: 16-OCI-085
Les autres communiqués de presse concernant le cas 16-OCI-085
L’UES enquête sur les circonstances d’une arrestation à Sault Ste. Marie
Mise à jour : L’UES précise la chronologie d’une arrestation à Sault Ste. Marie
- Dans la soirée du 26 mars 2016, des agents du Service de police de Sault Ste. Marie se sont rendus à une résidence en réponse à un appel pour violence conjugale.
- Lorsqu’ils sont entrés dans la résidence, les agents ont vu des morceaux de verre et du sang sur le sol et ont constaté que des appareils ménagers étaient endommagés et que divers objets avaient été jetés par terre. Les policiers ont trouvé l’homme de 54 ans assis par terre, dans la salle de séjour, le dos appuyé contre un canapé. Il y avait une table de salon devant lui, et des canettes de bière écrasées sous la table. L’homme s’est levé et s’est assis sur le canapé. Il a commencé à invectiver les policiers en leur disant de sortir de chez lui. L’homme avait des difficultés d’élocution et son haleine dégageait une odeur d’alcool. L’agent impliqué a conclu que l’homme était en état d’ébriété et qu’il avait violé son engagement de ne pas consommer de l’alcool.
- L’agent impliqué a avisé l’homme qu’il le plaçait en état d’arrestation pour violation de son engagement et lui a demandé de se lever, de se retourner et de mettre ses mains derrière son dos. L’homme a réagi en se levant et en s’éloignant de l’agent. L’agent impliqué a saisi le bras gauche de l’homme, mais celui-ci s’est débattu pour se dégager. L’agent impliqué a alors poussé l’homme vers le canapé, et l’a placé de force contre les coussins. L’homme a atterri de face sur le canapé, et l’agent impliqué a appuyé un de ses genoux contre son dos pour l’empêcher de bouger. L’agent impliqué a alors tenté de lui saisir les mains pour lui passer les menottes, mais l’homme avait ses mains sous son corps. L’agent impliqué lui a ordonné à plusieurs reprises de placer ses mains derrière son dos. Au lieu d’obéir à cet ordre, l’homme s’est débattu. Comme il continuait de se débattre, l’agent impliqué l’a mis en garde au moins deux fois de cesser de résister. L’homme a continué de lutter en proférant des jurons. Environ 15 secondes après avoir prononcé sa mise en garde, l’agent impliqué a donné un seul coup à l’homme, juste au-dessous de l’aisselle gauche. Après avoir reçu le coup, l’homme s’est retourné sur le canapé et les agents sont parvenus à le menotter. L’homme a continué à se débattre en donnant des coups de pied et en se tortillant, mais s’est finalement rendu.
- Une fois placé sous garde au poste de police, l’homme s’est plaint d’une douleur aux côtes. La police a demandé à des ambulanciers de venir sur place pour l’examiner. Il a été déterminé par la suite que l’homme avait des fractures aux côtes. Le dossier médical a révélé que ces fractures avaient provoqué une perforation du poumon gauche par friction. La perforation du poumon a entraîné une fuite d’air dans la cavité thoracique laquelle, à son tour, a provoqué un gonflement important dans la poitrine, le cou et le visage (une condition connue sous le nom d’emphysème sous-cutané). Le stress exercé par cette condition sur le corps de l’homme, venant s’ajouter à l’effet de puissants médicaments, a provoqué la rupture d’un ulcère gastro-intestinal préexistant. Cette rupture et une hémorragie interne ont entraîné une septicémie et il a fallu placer l’homme en coma artificiel.
Si vous ou quelqu’un de votre entourage avez été touchés par un incident faisant l’objet d’une enquête de l’UES et que vous souhaitez obtenir de l’aide, le Programme de services aux personnes concernées peut vous aider. Vous pouvez communiquer avec nous au 1 877 641-1897. Les services sont gratuits, confidentiels et offerts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, toute l’année.
L’UES est un organisme gouvernemental indépendant qui enquête sur la conduite d’agents (agents de police municipaux, régionaux et provinciaux, agents du Service de police Nishnawbe-Aski, agents spéciaux de la Commission des parcs du Niagara et agents de la paix du Service de protection de l’Assemblée législative) qui pourrait avoir entraîné un décès, une blessure grave, la perpétration de violences sexuelles ou la décharge d’une arme à feu sur une personne. Toutes les enquêtes sont menées par des enquêteurs de l'UES qui sont des civils. En vertu de la Loi sur l'Unité des enquêtes spéciales, le directeur de l'UES doit :
- considérer si un agent a commis une infraction criminelle en lien avec l'incident faisant l'objet de l'enquête;
- selon le dossier de preuve, faire porter une accusation criminelle contre l'agent, s'il existe des motifs de le faire, ou clôre le dossier sans faire porter d'accusations;
- rendre compte publiquement des résultats de ses enquêtes.